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Droit d'alerte du CSE et RPS : comment ça fonctionne

Le CSE dispose de leviers puissants face aux RPS : le droit d'alerte et le recours à un expert. Voici ce que prévoit la loi et comment l'employeur doit réagir.

Deux droits d'alerte qui concernent les RPS

Le comité social et économique (CSE) peut activer deux dispositifs distincts en matière de risques psychosociaux :

Comment se déclenche une alerte

L'alerte est consignée par écrit, datée et signée. En cas de désaccord sur la réalité du danger ou les mesures à prendre, le CSE est réuni d'urgence. À défaut d'accord, l'inspection du travail peut être saisie. La traçabilité de chaque étape protège à la fois les salariés et l'employeur.

L'expertise pour risque grave

Lorsqu'un risque grave, identifié et actuel, est constaté dans l'établissement, le CSE peut faire appel à un expert habilité (article L. 2315-94). Le coût de cette expertise pour risque grave est, en principe, pris en charge intégralement par l'employeur (article L. 2315-80). C'est un levier important pour objectiver une situation de RPS lorsque le dialogue interne est bloqué.

Ce que doit faire l'employeur

Face à une alerte, l'employeur a tout intérêt à réagir vite et de façon structurée : accuser réception, enquêter conjointement, et engager une démarche d'évaluation plutôt que de contester la légitimité de l'alerte. Une réaction constructive désamorce le conflit et démontre le respect de l'obligation de sécurité.

De l'alerte au diagnostic

Une alerte CSE est souvent le signal qu'une évaluation approfondie s'impose. Un diagnostic RPS mené par un intervenant neutre permet d'objectiver la situation, d'apaiser le dialogue social et de construire un plan d'action partagé. Voir aussi notre guide sur l'enquête interne en cas de harcèlement.

Questions fréquentes

Qui peut déclencher un droit d'alerte pour RPS ?

Tout membre de la délégation du personnel au CSE qui constate un danger grave et imminent, ou une atteinte aux droits des personnes (harcèlement, atteinte à la santé). L'alerte est écrite et oblige l'employeur à enquêter sans délai.

L'expertise demandée par le CSE est-elle payée par l'employeur ?

Pour une expertise liée à un risque grave (article L. 2315-94), le coût est en principe pris en charge intégralement par l'employeur (article L. 2315-80).

Que doit faire l'employeur après une alerte du CSE ?

Accuser réception, mener sans délai une enquête conjointe avec le représentant, prendre les mesures nécessaires, et idéalement engager une évaluation des RPS. En cas de désaccord, le CSE est réuni et l'inspection du travail peut être saisie.

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