Pourquoi les RPS doivent figurer au DUERP
Le Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels est obligatoire dès le premier salarié (article R. 4121-1). Il doit recenser tous les risques, y compris psychosociaux. Un DUERP qui ignore les RPS est incomplet et expose l'employeur en cas de contrôle ou de contentieux. Voir notre guide sur l'obligation d'évaluer les RPS.
Étape 1 : découper en unités de travail
On regroupe les salariés par unités de travail homogènes (métier, service, site) pour analyser des expositions comparables. C'est la maille qui permet une évaluation fine et un plan d'action ciblé.
Étape 2 : identifier les facteurs de risque
Pour chaque unité, on passe en revue les six familles de facteurs de la méthode Gollac : intensité du travail, exigences émotionnelles, autonomie, rapports sociaux, conflits de valeurs, insécurité. Le questionnaire et les entretiens d'un diagnostic alimentent directement cette étape.
Étape 3 : coter chaque risque
Chaque facteur est coté, le plus souvent par le croisement de la gravité et de la probabilité (ou fréquence) d'exposition, ce qui donne un niveau de criticité. Exemple simple : une charge de travail jugée intense (probabilité élevée) avec un risque d'épuisement (gravité élevée) produit une criticité forte, donc une priorité d'action.
Étape 4 : plan d'action et mise à jour
À chaque risque coté correspond une ou plusieurs mesures de prévention, avec un responsable et une échéance. Le DUERP doit être mis à jour au moins une fois par an, et à chaque changement important d'organisation ou de conditions de travail.
Le rôle du diagnostic
Un diagnostic RPS produit directement le volet RPS du DUERP : matrice de criticité, cotation par dimension et plan de prévention prêt à intégrer à votre document unique existant.